C’est la question que la délégation Force Ouvrière a posée au ministère lors d’une réunion de travail sur le « vote électronique » le 12 février.
Le ministère de l’Education nationale envisage d’organiser les prochaines élections professionnelles (décembre 2011) en recourant au vote électronique. 800 000 électeurs sont concernés.
Cette réunion a été précédée de plusieurs groupes de travail organisés par l’administration avec la participation de différents interlocuteurs : la CNIL, des DGRH d’entreprises ayant eu recours au vote électronique…etc…
FO a participé à toutes les réunions avec la même préoccupation : l’électeur doit avoir la certitude que le vote qu’il a émis sera bien celui qui est dépouillé. Il doit avoir, comme dans n’importe quelle élection, la possibilité de suivre les opérations électorales de bout en bout sans aucune rupture.
De ce point de vue, les élections organisées jusqu’ici dans l’Education nationale n’offrent pas cette garantie puisque le vote de l’électeur est dépouillé 3 jours plus tard, ce qui se traduit par des opérations de transport des bulletins, de stockage des bulletins dans différents lieux (établissements, rectorats, inspections académiques) et l’impossibilité matérielle pour l’électeur de surveiller la totalité des opérations.
FO considère que les informations mises à sa disposition à propos du recours au vote électronique n’offrent pas davantage de garanties. Les représentants de la CNIL eux-mêmes ont indiqué qu’aujourd’hui aucun système ne garantissait une sécurité totale. Les accès au système sont possibles, les risques réels. De surcroit, l’électeur est contraint de faire confiance a priori aux experts en informatique et est dans l’impossibilité d’assurer lui-même le contrôle de son vote.
En conséquence, FO s’est prononcée contre le recours au vote électronique et a demandé au ministère de mettre immédiatement en place un groupe de travail afin d’étudier des conditions normales d’organisation d’un scrutin à l’urne avec dépouillement le soir-même.
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